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LOIRET
A ORLEANS, MONTARGIS, GIEN, PITHIVIERS
LE 7 MARS
POUR LE RETRAIT DU C.P.E.
VERITABLE ENJEU DE SOCIETE
A L’APPEL DE LA CGT, CFDT,FO, CFTC, UNSA, CFE/CGC, FSU, UNEF, UNL
PARTOUT, DECIDONS D’ARRETS DE TRAVAIL
POUR DES MANIFESTATIONS MASSIVES
CNE - CPE : la fin d’un emploi stable, du contrat de travail à durée indéterminée pour tous les salariés
Après le Contrat Nouvelles Embauches crée dans toutes les entreprises de moins de 20 salariés, mis en place par ordonnance en plein été, Août 2005 ; après le CAE dans la Fonction Publique mis en place au 1er Janvier 2006,
Après « l’assouplissement » des licenciements économiques par la loi de Janvier 2005, Borloo/Larcher,
Après le travail de nuit des enfants à partir de 15 ans pour de nombreux apprentis,
Après le contrat dernière embauche pour les Seniors,
Le Gouvernement donne une nouvelle im-pulsion au démantèlement du Code du Travail, des conventions collectives et des statuts.
Il crée le CPE pour les jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. Avec ce contrat, les employeurs pourront licencier à tout moment et sans motif.
Aucune garantie n’est donnée à l’entrée au CDI au bout de la période des 2 ans. Demain, si on les laisse faire, MEDEF et Gouvernement remplaceront le CDI par un « contrat unique », inspiré du CNE et CPE, qui permettra les licenciements rapides et sans motif.
Le Contrat Première Embauche ne garantit pas l’embauche
Ce n’est pas le contrat de travail qui crée l’emploi, c’est la croissance en relançant la consommation des ménages par les augmen-tations des salaires et des pensions.
Le CPE est la première étape dans la précarisation de l’emploi :
. ceux qui entraient dans la vie active par le CDD ou l’intérim, n’auront toujours pas accès à l’emploi stable,
. 60 % des jeunes qui avaient accès au CDI, devront passer par la case CPE : deux ans à l’essai, licenciement sans motif à tout moment, aucune garantie d’accès au CDI. Cette mesure sert aussi à faire pression sur les salariés, la durée et les conditions de travail.
Le Contrat Première Embauche ne met pas le pied à l’étrier de l’emploi :
Le Gouvernement le reconnaît : on pourra aller de CPE en CPE jusqu’à 26 ans sans jamais accéder au CDI. La prise en compte des périodes de stages, apprentissages, CDD déjà effectués dans l’entreprise est un leurre puisque l’employeur n’est pas tenu de faire déboucher le CPE sur une embauche effective. Ces périodes avant CPE ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’indemnité de licenciement.
Le Contrat Première Embauche, c’est la précarité sans aucune sécurité :
L’accès au CDI restera inaccessible pour la plupart des jeunes et des salariés qui empileront périodes d’essais sans jamais accumuler de droits. Le Gouvernement prétend qu’il s’agit du contrat « le plus social pour les jeunes jamais réalisé », mais :
. l’indemnité de licenciement (8 % des sommes perçues) est inférieure à celle prévue pour les CDD (10 %). L’allocation chômage n’est que de 17 ??? supérieure au RMI, elle est versée pendant 2 mois pour le jeune en CPE et 1 mois pour le salarié en CNE, s’ils sont licenciés après 4 mois d’activité,
. le droit individuel à la formation (20 heures par an) sera proportionnel au temps travaillé avant le licenciement. C’est ridicule aussi à l’égard des jeunes diplômés (quelques heures alors qu’ils ont des années d’études) que pour ceux qui sont sans diplôme et qui auraient besoin de forma-tions conséquentes.
Le Contrat Première Embauche, c’est la précarité pour les jeunes et la fragilisation du contrat de travail de tous les salariés :
C’est un véritable dumping social. Les contrats de travail favorisant une plus grande vulné-rabilité des salariés seront mis en concurrence avec ceux qui comportent encore des droits pour les salariés. Déjà le MEDEF et le patronat réclament un contrat de travail unique que le gouvernement veut mettre en place.
Les employeurs pourraient à tout moment licencier leurs salariés sans motif, c’est le rêve de Mme Parisot, la Présidente du MEDEF. Ce serait un moyen considérable de pression contre les droits des salariés : ils pourraient, comme on le voit déjà dans le CNE, être licenciés pour avoir été malades, avoir demandé le paiement de leurs heures supplémentaires, le respect de leur durée de travail, de leur salaire ou de leurs attributions. C’est la remise en cause des libertés dans l’entreprise, de pouvoir revendiquer, contester, de pouvoir se défendre aux Prud’hommes.
Le MEDEF veut aussi obtenir que le SMIC et la durée du travail ne fassent plus l’objet de références légales.
STOP A LA PRECARITE
OUI A L’EMPLOI STABLE ET RECONNU
La CGT agit pour :
.le retrait du Contrat Première Embauche et du Contrat Nouvelles Embauches,
.le droit à l’emploi stable, qualifié, à temps plein, à la progression de salaires et de qualifications tout au long de la carrière professionnelle même en cas de changement d’employeur,
.la résorption de la précarité, le SMIC à 1500 ??? Brut, aucun minima social au-dessous de 80% de 1500 ???, revendiqués par la CGT,
.une politique économique basée sur le développement industriel et des services publics, orientée sur la croissance et le plein emploi.
Extraits de l’appel unitaire
Les organisations syndicales de Salariés CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE/CGC, FSU et de Lycéens et Etudiants UNEF et UNL du Loiret, réunies le 16 Février 2006 à la Bourse du Travail à Orléans :
décident une grande journée nationale de mobilisation des jeunes et des salariés le 7 Mars,
appellent leurs structures locales à la grève partout où c’est possible pour manifester massivement.
à 10 H 30
Orléans, Parvis de la Cathédrale
Montargis, Place du Pâtis
(face aux Impôts)
Gien, Place Jean Jaurès
Pithiviers, devant la Préfecture
Article publié le 6 mars 2006.