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Monsieur le Président,
Le contexte actuel est caractérisé par la mise en ??uvre d’une politique de régression et d’insécurité sociale généralisée dans tout le pays.
Toutes les mesures annoncées sur la fiscalité, la protection sociale, le droit à la retraite par exemple ne répondent en rien aux revendications des personnels.
S’agissant du pouvoir d’achat, quand tous les prix flambent, que la pauvreté s’étend, le gouvernement refuse de revaloriser le SMIC et le traitement des fonctionnaires.
Aujourd’hui l’annonce de la suppression de 23 900 postes de fonctionnaires alors que 993 emplois ont d’ores et déjà été supprimés en 2003, 4 537 en 2004, 7 392 en 2005, 5 430 en 2006 et 15 002 en 2007.
Pour le projet de loi de Finances 2008, c’est moins 2425 équivalent temps plein ( ETP pour le ministère des Finances)
Cette situation ne sera pas sans conséquence sur le budget des services sociaux du Ministère. De fait la dégradation du pouvoir d’achat ne sera qu’amplifiée.
L’annonce de + 0,06 centimes d’Euros qui portera le prix du ticket restaurant à 5 ??? à partir du 1er janvier 2008 dont la moitié est à la charge de l’agent est inique, scandaleuse.
Qui peut se nourrir pour 5 Euros de nos jours tout en respectant l’équilibre alimentaire prôné sur toutes les ondes ?
Certaines études démontrent que de nombreuses personnes se contentent d’un seul repas complet par jour.
Quel impact peuvent avoir les différentes actions de santé publique dont les conférences, les consultations diététiques impulsées par le CDAS ?
Alors que le dernier rapport de la cour des comptes dénonce les aides financières sur l’argent public aux entreprises dont la bagatelle de 6 milliards d’euros pour le Loiret, passer le titre restaurant à 6 ??? ne demanderait qu’un abondement de 4.5 millions d’euros à l’échelon national.
En 2008, c’est 26 milliards d’exonération que l’Etat accorde aux entreprises.
Nous demandons donc le doublement de la subvention accordée aux agents au titre de la restauration collective, soit de 2.16 au lieu de 1.08 ???.
Cette demande est tout à fait légitime et cohérente avec les capacités financières de l’Etat !
Dans un budget inconnu à ce jour, mais qui sera forcément en baisse, nous refusons de faire des choix entre des prestations qui nous paraissent toutes nécessaires.
Orléans, le mardi 11 décembre 2007
Article publié le 12 décembre 2007.