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Le 1er septembre, la DGCP (Bureau 2A et Mission Réforme Redevance) a réuni les organisations syndicales représentatives pour un groupe de travail sur les modalités d’extension des horaires d’ouverture des nouvelles activités.
L’objet de la réunion était, pour la direction générale, de présenter un document fixant les bases de l’organisation et des compensations pour un éventuel accueil téléphonique étendu jusqu’à 19h dans les CPS (Lille, Lyon, Strasbourg), le Centre Amendes Services (Toulouse) et la Trésorerie du Contrôle Automatisé (Rennes). La DGCP espère trouver suffisamment d’agents volontaires pour mettre en place une expérimentation de cette extension des horaires d’accueil, en organisant leurs horaires de travail en journée continue de la fin de la matinée à 19h ou plus, et par une compensation (très limitée) par l’attribution de jours ARTT supplémentaires ou de crédit horaire.
Depuis plusieurs mois déjà, le SNT-CGT dénonce ce projet et mobilise les personnels pour le rejeter. Lors de la réunion, l’ensemble des organisations syndicales s’est déclaré hostile à cette extension de l’accueil téléphonique. Les affirmations de la direction générale, assurant qu’il n’y avait pas de danger de « contagion » vers d’autres postes ou services, n’ont pas convaincu les représentants du personnel.
Pour le SNT-CGT, il est clair que la DGCP met tout en oeuvre pour développer les services et l’accueil à distance, au détriment du service public de proximité et de l’accueil au guichet. Les consignes données dans les postes d’orienter les redevables et contribuables vers les services à distance (par exemple les CPS) en sont une illustration. Par ailleurs, le besoin de ce type de service n’est absolument pas prouvé, bien au contraire. Pas question donc de laisser mettre en place des expérimentations qui génèreraient des reculs en terme de conditions de travail et créeraient les conditions pour de nouveaux reculs du réseau de proximité.
Le SNT-CGT appelle l’ensemble des personnels concernés à rejeter cette expérimentation.
La direction propose :
une organisation en journée continue pour les « volontaires », avec une plage fixe de 12h à 19h incluant une pause de 20 mn en milieu d’après-midi, et deux plages variables : de 11h30 à 12h et de 19h à 19h15,
le choix entre deux régimes possibles d’ARTT : 36h ou 38h hebdomadaires, les agents volontaires devant voter entre eux,
deux régimes de compensations liés au choix du régime ARTT (non négociables) :
# base 36h : 9 jours ARTT supplémentaires pour l’année
# base 38h : 2 heures de crédit horaire par semaine
La délégation CGT, bien que réaffirmant que son mandat n’était pas de négocier mais de s’opposer au projet, a démontré à l’administration que ce régime de compensation était très limité, inférieur aux compensations qui étaient accordées auparavant aux agents du centre de la redevance de Rennes pour leurs vacations au pool téléphonique, pourtant en horaire classique.
Mais l’administration, sans doute pour éviter que la mesure ne lui coûte trop cher (notamment en cas de généralisation à d’autres services du réseau ?), n’avait pas de marge de man ??uvre sur ce point.
La revendication CGT d’une compensation pour les agents travaillant sur les plates-formes d’accueil téléphonique en horaire normal est toujours rejetée. La DGCP refuse de prendre les contraintes générées par les nouvelles organisations de travail qu’elle a elle-même créées.
Moins de service public de proximité, plus de travail à distance, la DGCP continue à s’orienter résolument dans une politique de rationalisation forcenée des moyens et de réduction des coûts, au détriment des usagers et des agents.
Selon les propres termes des représentants de la DGCP, sans volontaires en nombre suffisant il n’y aura pas d’extension des horaires d’accueil téléphonique...
Alors, tous ensemble, opposons-nous à ce nouveau recul !
Article publié le 6 septembre 2005.