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Lors de la venue de M Rousselet, Directeur de SSI, à l’ESI de Nevers, mardi 13 mars, il a reçu en audience les organisations syndicales.
Nous étions venus pour avoir des réponses mais nous sommes repartis avec rien de concret à part de faire confiance à l’avenir, nous serions les "meilleurs" !
A relever que M Rousselet a regretté notre langage dans notre déclaration qu’il a trouvé "martial" ?! (à chacun de juger...)
M le directeur de SSI, vous avez réuni les organisations syndicales en GT national le 1er février dernier. Vous avez présenté différentes fiches qui impactent fortement l’avenir des services de la Disi des Pays du Centre. Nos représentants nationaux ont fermement dénoncé l’approche purement technique de l’évolution des missions où le volet humain était occulté. Les représentants locaux partagent cet avis et c’est pour enfin avoir des réponses que nous avons tenu à vous rencontrer.
L’avenir de l’Esi de limoges est posé mais également l’évolution de missions exercées par les Esi de Clermont et Nevers.
Clic’ESI
Aujourd’hui, alors que la masse des éditions diminue, Clic’ESI est victime de son succès car il existe une augmentation du nombre de plis.
Néanmoins, au lieu de valoriser ce succès, la direction estime qu’il faut faire évoluer le dispositif de production vers un processus industriel, même s’il existe déjà par ailleurs.
Une logique de regroupement pour faire des économies va prévaloir.
Limoges devrait être fortement impacté :
En GT national, il a été précisé que les impressions maintenues ne représenteraient qu’environ 5% de la production ! Vous avez reconnu que lors de la rédaction de la fiche concernant cette mission, le volet « humain » n’avait pas été traité.
Depuis les élu-e-s de la Disi des Pays du Centre ont siégé en CTL.
Nous n’avons pas pu avoir plus de visibilité sur l’avenir des agents. Nous écoutons bien les discours de l’Administration comme quoi les agents doivent être confiants MAIS cela n’est plus recevable. Nous voulons avoir des réponses.
La fin et la restructuration des AT
L’administration se félicite de la mise en place du Parcours d’Assistance Rénové (PAR) alors même que nos organisations syndicales le dénoncent comme une régression, car il impose aux utilisateurs de se dépanner eux-mêmes.
Sans faire état du moindre bilan, l’administration met en avant la fragilité des AT par leur sous dimensionnement en matière de personnel. Or, cela a bien été orchestrée par l’administration elle-même. La fragilité due aux baisses d’effectifs, aux outils défectueux et bon marché (Prosodie) ne doit pas dédouaner la DG de sa responsabilité.
Il s’agit d’une vraie hécatombe. Les sites de Rouen Jean Moulin, Lyon, Montpellier, Dijon (AT de GP), de Noisiel, Tours (AT de Direction), NDV à Paris, Lille, Marseille, Rouen, et Amiens (AT Pro) devraient s’arrêter.
Lors du GT national, vous avez expliqué que c’est la direction locale qui devait prendre la décision de fermer l’AT de Clermont Ferrand ou celle de Limoges.
Lors du CTL de notre direction du 1er mars, notre direction a expliqué qu’elle avait demandé à la centrale le maintien des 2 services et qu’elle attendait la réponse.
Comme pour Clic’ESI, nous voulons une réponse et dénonçons cette épée de Damoclès que l’Administration fait peser sur la tête des agents. C’est inadmissible !
L’ESI de Nevers, lui, conserve son AT Recoupement mais elle doit être regroupée avec l’AT Métiers du Pro. Les agents concernés n’ont aucune information sur leurs futures missions, sur le calendrier, sur les formations prévues … Nous voulons des précisions sur l’évolution de leurs travaux !
La fin du COBOL
La Direction note la volonté de modernisation de l’informatique à travers la traduction de toutes les applications en COBOL en JAVA ainsi que l’abandon de l’infrastructure GCOS.
Notre direction est fortement concernée avec ses 3 ESI.
En effet, Limoges est un site d’Exploitation important d’applications en COBOL (REC-MEN, RAR, DGE et RAR) mais aussi tout le développement REC-MEN et PEZ qui représente autant d’agents que pour l’exploitation. Clermont Ferrand avec son exploitation fiscale et Nevers avec son exploitation traditionnelle sont également impliqués.
Sur l’utilisation du COBOL en soi, ce langage, pour ancien qu’il soit, n’est pas dépassé et reste utilisé de façon pérenne dans le secteur bancaire notamment. Le COBOL reste un langage robuste et les logiciels qui en sont issus sont très fiables.
Si JAVA est un bon outil de développement, en revanche, il est particulièrement lourd en matière d’exploitation.
Nos collègues souhaitent savoir : quelle évolution est prévue et si certaines applications vont être traduites en JAVA ? Où en est la réécriture de SIR ?
Une telle évolution aurait un coût humain très important.
L’avenir des mainframe GCOS :
Sur le remplacement d’ici 2022 des mainframes GCOS abordé en GT National, nous tenions à revenir sur ce sujet car nos 3 ESI sont concernés.
Les systèmes GCOS Bull (propriété d’ATOS) supportent la grande majorité du cœur de l’informatique de la DGFIP depuis plusieurs décennies.
Ils ont su prouver leur fiabilité ainsi que leur évolutivité en termes d’ouverture, d’espace disque et de puissance de calcul.
Alors qu’ATOS (acteur français) annonce la future gamme GCOS BullSequana pour 2022 et affirme sa volonté de rénover la documentation ainsi que l’offre de formation, nous ne comprenons pas le choix de la direction de se tourner vers IBM.
IBM :
acteur non européen en situation quasi monopolistique sur le gros système,
dont le transactionnel n’assure pas le même niveau de performance
qui propose un système propriétaire Z/os
dont l’offre de facturation à l’utilisation semble alléchante mais n’est pas du tout adaptée à notre informatique (cas des réfections des travaux).
Les agents des services d’Exploitations sous infrastructure GCOS des 3 établissements de la DISI sont très inquiets depuis votre annonce du portage vers une infrastructure Z/os !
Avez-vous réellement évalué la charge de travail ? Quelles formations sont envisagées ?
Les applications en cours de réécriture sous JAVA, comme SIR, seront-elles mises en exploitation avant l’arrêt de GCOS ou devrons-nous passer par l’infrastructure z/OS avant de passer sous environnement Linux ?
Nous demandons que les services d’exploitations bénéficient de documentations et de formations dignes de ce nom permettant aux agents d’effectuer leurs tâches quotidiennes … et que les effectifs soient renforcés en nombre et en qualifications lorsque l’évolution des missions l’exige.
La fermeture des sites d’hébergement
Limoges administre jusqu’à présent le mainframe GCOS qui héberge les applications REC, MEN, et AMD. Cet établissement va voir sa machine partir vers un site d’hébergement. Limoges est de nouveau victime de l’évolution des missions !
Si aucune autre mission n’est attribuée à cet établissement, l’ensemble de nos collègues est inquiet sur l’avenir de l’ESI.
Les Cellules départementales informatiques :
Nous tenons à vous alerter sur leurs conditions de travail. En effet certains de ces services souffrent de sous-effectifs. Avec l’évolution de windows7 vers windows10, une bonne partie du parc des PC devra être remplacée.
Dans le passé, avec l’opération « des 22 000 PC », ces équipes avaient beaucoup souffert du manque de moyen humain.
Donc nous voulons déjà en amont vous alerter pour que la direction générale agisse en conséquence.
Évolutions des missions attribuées à la DISI des Pays du Centre :
D’une façon plus générale, sur l’ensemble des missions exercées dans nos différents services (ADO, EIFI,…) avez vous des informations à nous apporter ?
Cette question n’est pas anodine car quand nous parlons d’évolutions, nous parlons également de formation. Depuis de nombreuses années, les agents au sein de la sphère informatique ont démontré qu’ils savaient s’adapter aux évolutions nombreuses dans notre cœur de métier. Mais faut-il encore qu’on leur donne la possibilité d’évoluer avec des formations adaptées et surtout anticipées.
L’évolution des directions informatiques :
Avec la mise en place des plate-forme nationales budget, formation-professionnelle, services RH-paye, les agents subissent cette évolution où le manque de proximité pour des sujets sensibles les touche.
En parallèle, nous vous posons la question que tous se pose : une nouvelle restructuration des directions informatiques de la DGFIP est elle prévue dans le cadre de CAP 2022 ?
Nous sommes conscients que le temps imparti est très court MAIS les représentants des personnels de la Disi des Pays du Centre exigent des réponses de votre part.
Article publié le 16 mars 2018.